La musique c’est comme la haute-fidélité. On peut par exemple écouter un quatuor de Schubert sur une platine Verdier à entrainement par fil accompagnée par un ensemble Accuphase à l’épaisse façade finement anodisée. Tout cela est indispensable pour mettre en valeur la transparence sonore d’une paire de Martin Logan… Vous reprendrez bien une coupette de Jacqueson 733 pour accompagner ? Lire la suite
Auteur : Tryphon
Il y a quelque chose de pourri au royaume du Danemark
De temps en temps, il peut nous arriver de nous prendre pour Élise Lucet et de dénoncer des pratiques commerciales scandaleuses. Parmi celles-ci, il en est une qui consiste à vendre un produit incomplet pour pouvoir ajouter à l’achat initial la vente d’un correctif ou d’une option qui permettra au consommateur de profiter pleinement de son achat. On pourrait multiplier à l’envie les exemples de ce comportement pour le moins douteux. Cette pratique est même devenue tellement répandue que le consommateur ne s’offusque même plus de systématiquement devoir compléter son achat de départ. Ce sont les voitures vendues blanches pour lesquelles il faut rallonger les 1000 euros de l’option peinture métallisée pour avoir une autre couleur ou l’OS d’ordinateur auquel on rajoutera l’antivirus et le firewall. Le marché de l’audio n’est pas épargné par ces pratiques et l’audiophile est souvent contraint de compléter le superbe nouvel amplificateur qu’il vient d’acheter par quantité d’accessoires indispensables au bon fonctionnement comme des câbles bien sûr mais aussi fusibles audiophiles, tubes de meilleure qualité ou autres gadgets permettant de le protéger du rayonnement électromagnétique. Lire la suite
SoundPax : Les enceintes de Linda de Suza
Pour réaliser des haut-parleurs il y a deux écoles : les enceintes, sortes de boîtes plus ou moins fermées qui contiennent des haut-parleurs le plus souvent électrodynamiques, et les panneaux qui sont des surfaces vibrantes, en général maintenues sur la périphérie par un cadre. Cette solution peut paraître séduisante pour éviter les colorations qui seraient créées par la fameuse boîte. Les panneaux eurent d’ailleurs un certain succès dans les années 1980-1990 avec des marques comme Magnepan, Martin Logan, Apogee et bien sûr Quad. Cependant, le rayonnement en dipôle de ces haut-parleurs rend leur positionnement délicat et ils sont semble-t-il moins répandus de nos jours.
Lire la suite
Les vertus de l’entraînement

Un audiophile à l’entraînement. On lit sur son visage la concentration nécessaire pour identifier le son diffusé par le casque.
On a déjà vu comment l’audiophile, tel un athlète de haut niveau, se doit d’avoir une hygiène alimentaire parfaite.
Mail il ne faut pas pour autant délaisser l’entraînement. C’est au prix d’un effort quotidien que l’homme (ou la femme) ordinaire se forgera le physique avantageux qui outre des abdominaux en tablette de chocolat, donne cette merveilleuse teinte dorée aux oreilles. Et comme tout sportif de haut niveau, l’audiophile a besoin d’un coach pour gérer son planning d’entrainement et lui prodiguer conseil et encouragement. Malheureusement, tous les audiophiles ne vivent pas à côté d’un auditorium dont les avenants revendeurs sont à sa disposition pour lui ouvrir les portes de leur salle d’écoute et lui donner des conseils désintéressés. Lire la suite
Sex, Drugs, Rock’n’Roll and Vintage Gear
Le progrès technologique agit considérablement sur nos habitudes de consommation. Quand ces progrès apportent un avantage pour l’utilisateur, le retour en arrière est difficile. Par exemple, il est pénible, voire masochiste, de regarder un programme audiovisuel sur une vieille télévision de 60 cm de diagonale dont la définition de 768×576 pixels fait pâle figure devant les 3840×2160 pixels qui s’étalent sur les 160cm de diagonale d’un téléviseur moderne. Sans parler du supplice visuel et auditif de la cassette VHS comparée à un blu-ray ou à NetFlix. Mais dans le domaine de l’audio, a-t-on vu de tels progrès ? Sans doute pas et on peut éprouver un grand plaisir à l’écoute d’un vinyle sur une bonne chaîne des années 60 ou 70. Lire la suite
Revox A700 : le home studio à moustache
Avant que la hifi ne devienne un marché de grande diffusion à la fin des années 70, l’audiophile n’était pas qu’un consommateur mais devait savoir mettre la main à la pâte. Il n’était pas rare de voir les amateurs réaliser eux-mêmes leurs amplis et leur enceintes, Les plus prudents faisaient confiance à des kits tels ceux de Dynaco, mais les réalisations entièrement personnelles étaient monnaie courante. Même les platines demandaient un certain investissement personnel car certaines telles les Garrard étaient livrées sans socle ni bras. Lire la suite
Câble secteur: Don’t mess with my mojo baby, Yeah
Sur le long chemin de la haute-fidélité vers la perfection sonore, il est quelques découvertes qui ont durablement marqué l’histoire. On pense bien sûr à l’invention du haut-parleur électrodynamique par Rice et Kellogg, du transistor par Bardeen, Schockley et Brattain ou encore à la mise en œuvre du codage PCM sur disque optique par Phillips et Sony. Mais nul ne doute que la découverte la plus importante est celle de l’influence des câbles secteur par Bruce Richardson. Incompris à ses débuts, les revendeurs se moquant de cette prétendue « magie noire », Richardson appela son entreprise de fabrication de câbles « Voodoo ». Lire la suite
À l’insu de son plein gré
On se demande s’il faut rire ou pleurer des dénégations des sportifs pris les doigts dans le pot (belge) de confiture. Un nouveau stade a été atteint par cette coureuse cycliste belge dont le vélo électrique d’un ami (qui bien sûr est du même modèle, de la même taille et portait la même plaque de course que le sien) s’est retrouvé dans le parc coureur d’un championnat du monde.
Heureusement, le monde de l’audio est épargné par de telles pitreries. Ce n’est pas dans ce domaine, et en particulier dans celui des câbles, que l’on verrait de tels comportements. D’ailleurs, si par hasard une vidéo montrait un test de câble honteusement manipulé cela se saurait. Et si le patron du fabricant de câbles, Bill Low d’AudioQuest niait toute implication de son entreprise à cette mascarade où figure un de ses employés, on ne pourrait que le croire…
La guerre des classes d’amplification : ça va chauffer
Nous avons senti une grande attente des lecteurs de Tryphonblog pour des articles didactiques qui permettent à un large public d’appréhender les arcanes de la haute-fidélité. Parmi les sujets sur lesquels les questions sont les plus fréquentes, il y a bien sûr la question des différentes classes d’amplification. Lire la suite
À trois c’est mieux : le tourne-disque H.H. Scott 710
On sait qu’en haute-fidélité la tâche la plus complexe consiste à faire passer une tension et un courant électriques entre un appareil A et un appareil B. Des milliers d’ingénieurs travaillent pour les fabricants de câbles afin de réaliser des produits qui font l’envie des industries de l’aérospatiale et des télécoms. Certes, cette ultra haute technologie a un coût non négligeable et il faut rendre hommage à une marque comme Tara Labs qui arrive à proposer ses câbles de liaison Grand Master Evolution à seulement 30000$ la paire de un mètre. Mais les tâches de l’ingénieur audio ne sont pas toutes aussi glorieuses et il doit quelquefois régler des problèmes beaucoup plus simples comme par exemple faire tourner un disque de vinyle pour en permettre la lecture.
Simple ne veut pas dire simpliste car le tourne-disque répond à certaines exigences. Il doit bien sûr assurer un respect absolu de la vitesse de consigne mais il doit aussi permettre de choisir cette dernière entre les différentes normes – 33tr/min, 45 tr/min et éventuellement 78 tr/min voire même 16tr/min. On pourra même vouloir un réglage fin autour de la vitesse théorique pour compenser des erreurs à l’enregistrement ou s’accorder avec un instrument. Lire la suite