Avec Bang & Olufsen, c’est déja Noël

Quatre ans après la réintroduction par Panasonic de la SL1200, une autre marque de Hifi relance une de ses platines mythiques des années 70. Et cela vient de là où on ne l’attendait pas : Bang & Olufsen.
Le retour en force du vinyle, accompagné il faut le dire d’un brin de nostalgie même chez ceux qui sont trop jeunes pour avoir connu l’âge d’or du 33 tours, conduit donc une firme surtout connue de nos jours pour ses produits lifestyle à revenir sur un des plus iconiques des tourne-disques jamais produits : la Beogram 4000.
On ne reviendra pas sur les qualités audio de l’objet. Mais, par ses innovations comme l’automatisme, le bras tangentiel ou les touches sensitives et surtout par la pureté de son design, la Beogram 4000 (et autres 4002…) est un objet qui marque l’histoire de l’audio. Un peu à la manière d’une Citroën DS quand elle fut lancée sur le marché automobile dans les années 50.

On pourra s’inquiéter que le marché audio en soit réduit à reproduire ce qui existait il y a 50 ans, voir par exemple la gamme d’amplificateurs Yamaha. Mais en attendant quel plaisir de revoir et de retoucher ces appareils fantastiques.

Plus d’informations sur le site de Bang & Olufsen.

Un si grand amour

Comme son étymologie l’indique, l’audiophilie est l’amour du beau son. Elle est surtout dans son acceptation la plus courante celui de ses artefacts, amplificateurs, enceintes et bien sûr platines et autres câbles. Quand il s’agit de produits haut de gamme, cet amour pourra sembler évident et on comprend facilement l’attachement de l’audiophile aux  enceintes Infinity IRS Serie V, au préamplificateur Audio Research SP10 ou autre Thöress.

Mais le véritable amour se révélera dans l’attachement aux appareils audio les plus simples, les plus humbles ou à ceux flétris par l’usage et le poids des ans. Et quelle plus grande preuve d’amour que celle qui nous est donnée par le célèbre youtubeur Mr.Electricity ? Dans la vidéo ci-dessous on le voit se lancer dans la restauration d’une (pas une paire stéréo, non une seule) enceinte des plus basiques dont le cas semble désespéré. Au fur et à mesure de cette entreprise on découvre à quel point cette enceinte est quelconque : ébénisterie approximative, esthétique vulgaire. Tout est faux dans cette enceinte : absence d’amortissement interne, bass-reflex où les évents sont de simples trous non accordés… Lire la suite

Un bijou pour écouter le rock à la radio – B&O 900k

Comme il n’y a pas que la haute-fidélité dans la vie, nous allons nous intéresser aujourd’hui à un autre domaine de l’audio à savoir la radio. Longtemps le poste de radio a été la principale source sonore de la maison conjointement avec l’électrophone. Le poste de radio est alors un objet assez encombrant pour permettre le refroidissement de son électronique à tubes. En contrepartie, les modèles les plus luxueux permettent aux ébénistes de s’en donner à cœur joie pour agrémenter l’apparence de ces gros engins. Cette radio a un son plutôt médiocre mais les disques 78t de l’époque ne sont guère meilleurs. Au début des années 50, les phonogrammes s’améliorent avec le microsillon sur vinyle mais la  radio n’est pas en reste grâce à la modulation de fréquence. Lire la suite

Faites de la musique : Teac entre en (quatre) pistes.

En ces temps où n’importe quel adolescent boutonneux peut se créer un home studio en deux coups d’ordinateur et de logiciels libres, il faut se souvenir qu’à une époque pas si lointaine, tout cela était beaucoup plus compliqué.

Conflit de génération

Alors qu’au début des années 60 l’enregistreur de studio est une machine à deux ou trois pistes, deux inventions majeures vont permettre tout au long de la décennie d’augmenter progressivement ce nombre de pistes. D’abord la transistorisation des électroniques rend celles-ci plus compactes et plus silencieuses. Puis l’invention par Ray Dolby du système de réduction de bruit Dolby A permet d’utiliser des pistes magnétiques moins larges tout en préservant le rapport signal sur bruit. Sous l’impulsion d’Ampex et de 3M, les magnétophones de studio passent ainsi à huit puis seize pistes vers la fin de la décennie. Profitant de ces avancées technologiques, les productions de studio deviennent de plus en plus sophistiquées avec des  musiciens et des producteurs comme Brian Wilson, George Martin, Alan Parsons…. Lire la suite

Bertagni et les picaros : Tryphon tombe dans le panneau

Les panneaux Bertagni sont-ils si mauvais ?

On se souvient qu’au début des années 1970, je me rendis en Amérique du Sud avec quelques amis. Ce voyage fut conté sur un mode un peu romanesque par notre biographe officiel Georges Rémi (1). Il y explique comment Archibald et moi-même tombons dans le panneau du piège tendu par le général Tapioca. C’est vrai de plus d’une manière et c’est ce que nous allons voir ici. En effet, ce que ne raconte pas Hergé, c’est qu’en l’absence de vol direct entre Bruxelles et Las Dopicos, nous fîmes escale à Buenos Aires. J’en profitai pour rendre visite à un de mes vieux amis le Dr José Bertagni, spécialiste reconnu de génie électrique à l’université de Buenos Aires. Également passionné de hifi, nous passâmes une  longue soirée à parler de notre sujet favori, tout en buvant du Fernet. Lire la suite

Nixie land – Préampli-tuner Revox A720

Nous allons aujourd’hui sortir de la cave un appareil injustement méconnu, le préampli-tuner (nos amis anglophones utilisent le terme de preceiver) Revox A720. Non que le A720 soit un produit absent de la mémoire des audiophiles, bien au contraire. Mais sa réputation est basée sur un simple critère technico-esthétique : son affichage numérique de la fréquence d’accord par tubes nixie. Nous allons voir que cet appareil a bien plus à offrir que cet afficheur. Lire la suite

Audiophiles de bonne compagnie : The Dead South – Good Company – DevilDuck Records DDUCK058

On a récemment eu l’occasion de s’intéresser à la musique country – ou plus précisément au bluegrass – par le biais un peu parodique de Gangstagrass.  Nous allons poursuivre aujourd’hui cette exploration avec le groupe The Dead South.

Au premier abord, ce quatuor à cordes nous présente une forme classique du bluegrass. Banjo en picking et mandoline sont joués par des hommes en costume noir et chemise blanche portant bretelles, bolo et lavallière. Les thèmes des chansons sont à l’unisson et il est bien sûr question de mort, d’armes et de femme (et quelquefois de tout cela ensemble). Mais ce classicisme est de façade car The Dead South (qui en l’occurrence vient du « North » : Regina dans le Saskatchewan) abandonne la stridence du violon et du dobro pour une sonorité plus sèche venant peut-être des origines punk-rock des membres du groupe. Lire la suite

Je (large) bande pour vous : Supravox T215 SRTF

On se souvient que pendant les fêtes, Archibald était parti explorer la cave des frères Loiseau à la recherche de quelque breuvage susceptible de prolonger nos libations. On se souvient aussi qu’à l’occasion de cette exploration, il avait découvert une paire d’enceintes large bande en assez piteux état. Comme il faut bien faire le ménage de temps en temps, nous avons décidé de remonter ces antiquités pour nous en débarrasser. Par acquit de conscience avant un acte définitif, nous décidons de jeter un œil d’un peu plus près. On est jamais à l’abri d’une bonne surprise et nous avons la joie de découvrir dans ces enceintes des haut-parleurs assez réputés, les fameux Supravox T215 SRTF. Comme leur nom l’indique, leur membrane fait 21cm ce qui commence à faire une longueur intéressante penseront nos lectrices. C’est sans doute pour cela qu’on les appelle des haut-parleurs large bande, et aussi sans doute parce qu’il s’agit d’une histoire de boules (1). Lire la suite

Les moustaches de Kaiser Franz

Note à l’attention des amateurs de football : Cet article ne traite que très marginalement de « Kaiser Franz » Beckenbauer qui selon un avis communément admis n’a que peu apporté à l’histoire de la haute-fidélité.

La grille du haut-parleur de l’électrophone le plus cher du monde.

On a déjà eu l’occasion d’évoquer dans ces pages l’influence d’une certaine « culture nationale » dans la réalisation de composant haute-fidélité. Et comme il est question d’ingénierie, si il est un pays fort justement réputé pour la qualité de ses réalisations, c’est l’Allemagne. Point de solution hyper-innovante outre-Rhin, juste le meilleur de technologies éprouvées utilisées sans aucune mesure d’économie. Ces mêmes bons principes appliqués au haut-de gamme donnent des produits assez exceptionnels. Dans le domaine automobile, on pourra citer les Mercedes 600 et  classe S W140 ou dans un domaine plus sportif la Porsche 917. Mais on aurait aussi bien pu parler des cuisines Bulthaup ou des lave-linge Miele… Lire la suite