Pioneer CT-F9090

En 1977, le magnétocassette est un complément indispensable de la chaîne de l’honnête homme. Depuis l’introduction du système Dolby en 1971 et les progrès faits par Nakamichi, la cassette a acquis une certaine crédibilité, en dehors même de ses domaines naturels du dictaphone et de l’autoradio.

ctf9090pub
Pour accompagner notre chaîne Pioneer, il ne fallait pas moins que le haut de gamme de la marque. Le choix est vaste puisque Pioneer offre début 1977 pas moins de trois modèles : le CT-F9090, le CT-F9191 et le CT-97. Certes ce n’est pas sur la technique que l’on choisira entre les trois : de ce point de vue, ils sont identiques. Mais l’esthétique est adaptée à chaque cas d’utilisation. Pour le propriétaire d’un rack SPEC, le CT-97, rackable, est parfait. L’utilisateur d’un ampli-tuner de la marque choisira le CT-F9191 doté de joues en véritable bois. Pour notre part, nous avions choisi le modèle CT-F9090 dont la largeur s’adapte aux autres éléments de la chaîne.

Pour le reste il s’agit bien du même magnétophone dont les spécifications sont un peu décevantes. En effet, simple cabestan, seulement deux têtes et une mécanique commandée par des touches piano comme un vulgaire bas de gamme,  on est loin de ce que peuvent offrir les spécialistes de l’enregistrement comme Nakamichi et Akai dont les modèles 700 et GXC-570D proposent les raffinements les plus aboutis.

Le meilleur du Pioneer : les immenses vu-mètres.

Le meilleur du Pioneer : les immenses vu-mètres.

Certes Pioneer ne s’est pas surpassé sur la fiche technique du CT-F9090 mais il ne s’agit pas d’une proposition au rabais. Par exemple, si la mécanique fait bien appel à des classiques touches piano, ces dernières sont en fait des relais qui actionnent une mécanique multi-moteurs commandée par solénoïdes. Et si la trappe de cassette fumée semble classique, il s’agit en fait d’un cache poussière rotatif donnant accès à une des premières mécaniques à accès direct. Ces dernières deviendront courantes par la suite en oubliant parfois, y compris chez Pioneer cet aspect pratique contre la poussière.

Le bloc moteurs est de la meilleure facture.

Le bloc moteurs est de la meilleure facture.

La façade de 18cm de haut est immense et le poids 15kg est en rapport. La mécanique surdimensionnée sera d’ailleurs reprise sur le haut de gamme de 1978 le CT-F1000 qui a lui enfin trois têtes.  En dehors d’une troisième tête, il ne manque pas grand chose à notre CT-F9090 : filtre MPX pour enregistrer la radio, détection automatique du type de bande (normal ou chrome), limiteur d’enregistrement, mixage des entrées cinch et micro/din. La construction est originale, à étages. La fine séparation de la façade correspond en fait à une séparation du châssis: en dessous les cartes électroniques et au-dessus, la mécanique. Bref, c’est construit comme tous les Pioneer de ces années : massif, lourd et indestructible.

Le rez de chaussée

Le rez de chaussée…

...et l'étage.

…et l’étage.

D’ailleurs, notre CT-F9090 marche comme au premier jour. Il est comme une Cadillac des années 1960 : pas très raffiné dans le contenu technologique mais construit comme un tank et noyé dans le chrome. Et finalement, très agréable à utiliser pour flâner dans sa collection de cassettes sans rechercher la performance ultime.

frontal-pub

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s